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200 jours de mandat : les promesses sont en vitrine, les résultats toujours en attente de livraison !

il y a 4 jours
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Dernière mise à jour : il y a 3 jours

🎥 200 jours de mandat à Tournefeuille : beaucoup d'annonces, mais quels résultats ?

200 jours de mandat.

200 jours d'annonces, de promesses, de réunions, de concertations et de communication tous azimuts.


Depuis son élection le 28 mars dernier, Frédéric Parre multiplie les déclarations et les initiatives présentées comme autant de changements majeurs pour Tournefeuille.


Police municipale, éclairage public, commerces, urbanisme, mobilités, santé, environnement…

À lire les publications municipales, notre ville serait entrée dans une nouvelle ère. Mais derrière cette avalanche de communication, une question mérite d'être posée : qu'est-ce qui a réellement changé dans le quotidien des Tournefeuillais ?


Retour sur 200 jours où les effets d'annonce ont parfois pris beaucoup d'avance sur les réalisations.


Depuis 200 jours, la communication municipale tourne à plein régime. Mais entre les promesses affichées et les changements réellement constatés par les Tournefeuillais, il reste du chemin !
Depuis 200 jours, la communication municipale tourne à plein régime. Mais entre les promesses affichées et les changements réellement constatés par les Tournefeuillais, il reste du chemin !

200 jours pour communiquer.

Et pour agir ?


Reconnaissons au maire et à son équipe une qualité : ils savent communiquer !

Depuis le mois de mars, difficile de passer une semaine sans découvrir une nouvelle annonce municipale, une initiative présentée comme une avancée majeure, une concertation ou un projet censé transformer notre quotidien.

Tout semble nouveau, ambitieux, exceptionnel.

Le maire promet, annonce, consulte, présente, inaugure, félicite et communique.


Mais à y regarder de plus près, une grande partie de ces annonces concerne des intentions, des études, des dispositifs à venir ou des réalisations engagées bien avant son élection.


Nous ne contestons évidemment pas que certains projets nécessitent du temps. Mais il existe une différence fondamentale entre annoncer une décision et la mettre en œuvre, entre organiser une réunion et apporter une solution, entre reprendre un projet ancien et en revendiquer les résultats.

Une ville ne se transforme pas à coups de publications Facebook.

Et la communication ne remplacera jamais l'action.


Sécurité : 24 policiers municipaux annoncés…

combien sur le terrain ?


C'est probablement l'annonce la plus spectaculaire de ces 200 premiers jours.

Après des années de réticences à renforcer significativement la police municipale, voilà que Frédéric Parre annonce désormais vouloir doubler ses effectifs, pour passer de 12 à 24 agents. Quel revirement !

Pendant des années, nous avons demandé un renforcement de la police municipale, une présence accrue sur le terrain et une véritable politique de tranquillité publique.


La majorité municipale n'avait jusque-là jamais manifesté un tel enthousiasme pour ces propositions.


Aujourd'hui, le doublement des effectifs serait devenu une priorité absolue ?

Tant mieux si cette évolution est sincère. Mais encore faut-il la concrétiser.


  • Combien d'agents supplémentaires ont été recrutés depuis mars ?

  • Quel calendrier précis permettra d'atteindre les 24 policiers municipaux annoncés ?

  • Quels moyens supplémentaires seront déployés ? Quels horaires de présence ?


À ces questions, nous attendons des réponses chiffrées.

Et pendant que le maire communique sur son ambition sécuritaire, Tournefeuille se retrouve sans adjoint chargé de la tranquillité publique depuis la démission d'Élisabeth Husson-Barnier.



Nous avons d'ailleurs demandé au dernier conseil municipal qu'un nouvel adjoint soit désigné pour assurer cette responsabilité.

Doubler les effectifs dans les communiqués tout en laissant la délégation sans adjoint : voilà un curieux sens des priorités !

La sécurité des Tournefeuillais mérite mieux que des promesses spectaculaires dont la traduction concrète reste à démontrer.


Éclairage public : des annonces lumineuses, une réalité parfois bien sombre


Autre annonce abondamment relayée : le prolongement de l'éclairage public jusqu'à minuit, contre 23 heures auparavant.

Une mesure que nous réclamions (jusqu'à 1h du matin) et que nous accueillons naturellement favorablement.

Mais encore faudrait-il qu'elle fonctionne !

Des habitants continuent de signaler des dysfonctionnements. Certaines rues censées bénéficier de cet éclairage prolongé s'éteindraient toujours trop tôt. D'autres, qui devraient rester éclairées toute la nuit, ne le seraient pas.
Rue de Touraine, 18 septembre 2026, 23h13. Nuit noire.
Rue de Touraine, 18 septembre 2026, 23h13. Nuit noire.

Des situations qui méritent une vérification précise et des corrections rapides.

Car entre annoncer un nouvel horaire et assurer son application sur l'ensemble du territoire communal, il y a manifestement encore du travail.


Commerce local : après des années d'immobilisme, la découverte des ateliers !


Voilà maintenant que la municipalité multiplie les initiatives pour soutenir le dynamisme commercial de notre ville.

Des rencontres et des ateliers sont organisés avec les commerçants afin de construire une feuille de route pour le commerce local.

Sur le principe, pourquoi pas ?


Mais nous ne pouvons nous empêcher de poser une question : pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

Depuis des années, nous alertons sur les difficultés rencontrées par certains commerçants, le manque d'attractivité du centre-ville, les problèmes de stationnement et l'absence d'une stratégie économique suffisamment ambitieuse.

Aujourd'hui, la majorité organise des ateliers.

Très bien. Et ensuite ?

  • Où sont les décisions concrètes ?

  • Où sont les moyens financiers ?

  • Où sont les mesures nouvelles pour renforcer l'attractivité commerciale de Tournefeuille ?

Les commerçants ont besoin d'être écoutés, naturellement.

Mais ils ont surtout besoin de solutions.


Nous jugerons donc cette nouvelle mobilisation municipale à ses résultats, et non au nombre de réunions organisées.


ZAC de Ferro-Lèbres : une concertation de façade qui fait un flop dès le premier soir !


La mairie multiplie les annonces autour de la ZAC Ferro-Lèbres et de ses quelque 750 logements, en promettant une "grande" concertation citoyenne.


Mais attention :

Pas question de remettre en cause la densité du projet !  Les habitants sont invités à discuter de l'aménagement d'un parvis, de végétalisation ou d'une maison de quartier. L'essentiel est déjà décidé !

Le premier atelier, organisé lundi 12 octobre au Phare, a tourné au fiasco : seulement douze participants, essentiellement des membres de l'association Ferro-Lèbres et des représentants d'Un Autre Avenir. Sans leur présence, une seule autre habitante aurait participé !


Trois tables rondes avaient été installées pour recueillir les propositions. Selon nos représentants, les supports sont restés vierges, les échanges ayant surtout porté sur les véritables inquiétudes des riverains : densification, circulation, équipements et avenir du quartier.

Voilà une drôle de conception de la démocratie participative : on invite les habitants à choisir les plantations, mais surtout pas à discuter des 750 logements !

Nous reviendrons prochainement, dans un article spécifique, sur cette réunion et sur les informations particulièrement révélatrices obtenues auprès de l'aménageur.


Le premier atelier, organisé lundi 12 octobre au Phare, a tourné au fiasco : seulement douze participants !
Le premier atelier, organisé lundi 12 octobre au Phare, a tourné au fiasco : seulement douze participants !

Navette communale : 100 000 euros par an et encore beaucoup d'inconnues


Lors du dernier conseil municipal, le 1er octobre, la majorité a présenté son projet de navette communale à la demande.

Objectif affiché : faciliter les déplacements des personnes âgées, des personnes en situation de handicap ou rencontrant des difficultés de mobilité.

L'intention est évidemment louable.

Mais comme souvent, les questions apparaissent dès que l'on examine le dossier.

Un coût annuel annoncé de l'ordre de 100 000 euros, un financement publicitaire dont la faisabilité reste à démontrer, des modalités d'exploitation insuffisamment précisées et, surtout, une interrogation sur la compétence juridique de la commune pour organiser ce service.

Rappelons que les transports publics relèvent de Tisséo sur notre territoire et que des dispositifs spécifiques, notamment pour les personnes à mobilité réduite, existent déjà.

Nous avons demandé des éclaircissements et une véritable étude de faisabilité.


Cela n'a pas empêché la majorité de se précipiter pour présenter notre abstention comme un refus d'un nouveau service public. Une caricature de notre position.




À Tournefeuille, on annonce désormais les services avant d'avoir démontré qu'ils sont juridiquement possibles, financièrement viables et opérationnellement adaptés.

Puis on reproche à ceux qui posent des questions de ne pas partager l'enthousiasme municipal !


Politique de santé : un adjoint, une indemnité… et toujours beaucoup d'attente(s)


Parlons également de la politique de santé.

Le maire a confié cette délégation à Stéphane Pérez, deuxième adjoint.

La santé constitue naturellement une préoccupation importante pour les Tournefeuillais : accès aux médecins, prévention, vieillissement de la population, accompagnement des personnes fragiles.

Certes, l'organisation du système de santé relève d'abord de l'État, de l'Assurance maladie et de l'Agence régionale de santé.


Mais une municipalité peut agir en facilitant l'installation de professionnels, en mettant des locaux à disposition ou en soutenant des actions de prévention.

Dans ce domaine, quelles sont les mesures véritablement nouvelles engagées depuis mars ? Quels objectifs précis ont été fixés à notre adjoint à la santé ? Quels premiers résultats peut-il présenter ?

Nous attendons de pouvoir en débattre et nous aimerions entendre davantage M. Pérez au conseil municipal, car en 200 jours, ses deux interventions publiques dans notre assemblée sont restées particulièrement limitées : moins d'une minute montre en main au total et pas sur ce sujet !


Nous attendons désormais de connaître sa feuille de route, ses propositions et ses premiers résultats en matière de santé.

Car nommer un adjoint ne suffit pas, à lui seul, à constituer une politique publique.


Environnement : une nouvelle brigade, mais quels moyens et quels résultats ?


La municipalité a également annoncé la création d'une brigade urbaine de l'environnement, avec quatre agents prévus à terme.

Deux recrutements sont annoncés en 2026 et deux autres en 2027.

Sur le principe, nous ne pouvons qu'approuver la volonté de mieux lutter contre les dépôts sauvages, les incivilités et les atteintes à notre cadre de vie.

Mais il convient de distinguer les effectifs annoncés des agents effectivement recrutés et opérationnels.

Nous attendons donc des résultats mesurables : interventions réalisées, infractions constatées, dépôts sauvages traités et amélioration visible de la propreté.


Les Tournefeuillais attendent moins de plans annoncés et davantage d'améliorations constatées.


Cuisine centrale : trois carottes… mais un travail engagé bien avant ces 200 jours !


La mairie vient aussi de communiquer abondamment sur le niveau « Excellence » obtenu par la cuisine centrale dans le cadre de la labellisation Écocert.

Avec 81 % de produits bio, cette distinction vient reconnaître la qualité de l'alimentation proposée aux enfants de nos écoles.

C'est évidemment une bonne nouvelle.


Mais rendons à César ce qui appartient à César !

La cuisine centrale était déjà labellisée trois carottes depuis 2024. Les résultats obtenus aujourd'hui sont le fruit d'un travail de longue haleine, entrepris bien avant l'installation du nouveau conseil municipal.

Ils reposent d'abord sur l'engagement des personnels de la restauration municipale, sur l'évolution progressive des approvisionnements et sur les choix réalisés depuis plusieurs années.


Félicitations donc aux équipes de la cuisine centrale, qui méritent pleinement cette reconnaissance.

Mais présenter cette distinction dans la communication des 200 premiers jours ne doit pas conduire à confondre le résultat d'une politique ancienne avec une réalisation nouvelle.

Une fois encore, rien de bien nouveau sous le soleil !

Les résultats sont réels, mais ils ne sont pas nés le 28 mars dernier.


Écoles et grands équipements : ne confondons pas projets annoncés et réalisations


La municipalité met également en avant de grands projets scolaires : reconstruction des groupes scolaires Mirabeau et Pahin, création d'un nouveau groupe scolaire dans le futur quartier des Portes de Toulouse, rénovation et modernisation des établissements existants.

Ces investissements méritent naturellement toute notre attention.

Mais pour l'instant, une grande partie de ces opérations relève encore de la programmation.

Annoncer une future école ne signifie pas l'avoir construite.

Présenter un projet ne signifie pas l'avoir financé intégralement.

Et annoncer des travaux ne signifie pas qu'ils sont achevés.

De la même manière, les rénovations et les opérations d'entretien courant engagées dans les équipements municipaux constituent des missions normales de la collectivité.

Elles sont utiles et nécessaires. Mais il serait excessif de présenter chaque chantier, chaque entretien ou chaque opération programmée de longue date comme une révolution accomplie en quelques mois.

Entretenir les équipements publics, ce n'est pas un exploit. C'est le travail d'une mairie.

Démocratie participative : encore une convention citoyenne… pour 2027 !


Parmi les annonces de la rentrée figure également la création d'une Convention citoyenne locale.

La première devrait être consacrée à la santé en 2027.

Encore une nouvelle instance, encore une nouvelle méthode, encore une nouvelle démarche participative.

Pourquoi pas ?

Mais notre expérience des concertations municipales nous conduit à rester prudents.

Les habitants ont-ils réellement la possibilité d'infléchir les grandes décisions ? Les propositions issues de ces démarches seront-elles suivies d'effets ? Quels moyens leur seront consacrés ?

L'exemple de Ferro-Lèbres montre à quel point la question est importante.

Multiplier les instances de participation ne garantit pas que la parole citoyenne soit réellement prise en compte.


La démocratie locale ne se mesure pas au nombre d'ateliers organisés, mais à la capacité des habitants à peser sur les choix qui les concernent.


Et pendant ce temps, une élection municipale annulée…


Impossible enfin d'évoquer ces 200 premiers jours sans rappeler un événement majeur.

Le 22 septembre dernier, le tribunal administratif de Toulouse a annulé les opérations électorales des 15 et 22 mars 2026.


Une décision faisant suite à des irrégularités constatées dans un scrutin qui s'était joué à une seule voix.

Le maire dispose naturellement du droit de faire appel de cette décision.

Nous ne le contestons pas.

Mais nous avons publiquement appelé Frédéric Parre à accepter ce jugement et à permettre aux Tournefeuillais de retourner aux urnes.

Car la situation démocratique de notre commune mérite de la clarté.

Les citoyens ont le droit de savoir si le maire entend prolonger cette incertitude par une procédure d'appel ou permettre l'organisation rapide d'un nouveau scrutin.

Pendant que les annonces se succèdent, cette question reste au centre de la vie politique locale.

On ne peut pas multiplier les discours sur la participation citoyenne sans prendre au sérieux la nécessité de redonner la parole aux électeurs.


200 jours après : où sont les résultats ?


Soyons justes : personne ne peut sérieusement prétendre qu'une municipalité doit avoir résolu tous les problèmes d'une ville en seulement 200 jours.

Nous savons que les politiques publiques nécessitent du temps, des études, des arbitrages et des moyens.

Mais nous savons aussi faire la différence entre une intention, une annonce, une concertation, une décision et une réalisation.

Et c'est précisément cette distinction que la communication municipale tend trop souvent à brouiller.

Police municipale, éclairage public, commerces, urbanisme, mobilités, santé, environnement, équipements scolaires : les annonces se multiplient, les publications se succèdent, les promesses s'accumulent.

Mais les Tournefeuillais attendent des changements concrets.


Ils attendent une police municipale réellement renforcée, des rues correctement éclairées, une politique commerciale efficace, une urbanisation mieux maîtrisée, des services publics adaptés et des élus capables de rendre compte de leurs actions.


Nous ne demandons pas à la majorité municipale de faire des miracles.

Nous lui demandons simplement de ne pas présenter des intentions comme des réalisations, des réunions comme des décisions et des projets anciens comme des nouveautés.


Les Tournefeuillais ne vivent pas dans les communiqués de presse de la mairie.

Ils vivent dans leur ville, avec ses difficultés quotidiennes et ses attentes bien réelles.


Alors, après 200 jours de mandat, le constat que nous dressons est simple :

À Tournefeuille, en 200 jours, nous avons eu droit au service après-vente des promesses électorales. Nous attendons maintenant la livraison.

Laurent Soulié

Président du groupe Un Autre Avenir

Conseiller municipal et métropolitain

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